
LE projet placé sous l’ Integrated Resort Scheme ( IRS) de Corniche Bay, près de La Gaulette, a du mal à démarrer. Et ce, suite à la mise sous administration judiciaire de la Grande Case Noyale Holdings Ltd ( GCNH), une entreprise de Dubbay, qui avait repris le projet. Il s’agit de la deuxième compagnie, après la société cypriote Tatorio Holdings Ltd ( TH), à éprouver des difficultés financières pour implémenter le projet. « La GCNH avait repris le projet de TH, il y a environ deux ans.
Mais elle n’a pas pu honorer ses engagements financiers et n’a donc pas été apte à le démarrer. Une demande a été formulée par une banque, pour que la société soit mise Sous administration judiciaire » , souligne Clensy Appavoo, l’administrateur judiciaire. Selon lui, il y a déjà un certain nombre d’investisseurs potentiels qui ont manifesté leur intérêt pour la reprise du projet. « Il y a, toutefois, des procédures juridiques à suivre. Je suis confiant de pouvoir trouver un repreneur. Nous devrions y voir un peu plus clair dans un mois » , ajoute- t- il.
Il ajoute que tout sera mis en oeuvre afin de faire revivre ce projet. D’autant plus qu’il y a d’autres options pour le développement du terrain de Corniche Bay, en fonction de la demande du marché. Ce terrain, en toute propriété, s’étend sur 200 arpents. La GCNH opère dans l’immobilier. Elle avait repris le projet suite aux difficultés financières rencontrées par l’ancien promoteur, TH. Filiale du groupe Greenoak – qui est une conglomération danoise – TH opère, entre autres, dans le domaine du transport des produits pétroliers.
Le projet de Corniche Bay avait été approuvé par le Board of Investment , en septembre 2006. La société TH avait envisagé de démarrer le projet en début 2007, et les travaux devaient s’étendre sur trois ans. Il comprenait la construction d’un hôtel de 62 chambres, d’un parcours de golf, d’un spa, d’une marina, de 120 villas et de 200 appartements. Toutefois, la crise financière internationale, qui a commencé en 2008, est venue jouer les trouble-fête, comme cela avait été le cas pour le projet de la GCNH, provoquant un énorme ralentissement dans les ventes de villas. TH a modifié son projet, notamment au niveau de la taille et des prix de vente des villas. Initialement, ces prix débutaient à Rs 110 millions.
En raison de la crise, ils ont été ramenés à Rs 55 millions, et ce, dans l’espoir de faciliter les ventes. Le montant de l’investissement prévu par TH, soit de Rs 13,6 milliards, était resté inchangé. Les efforts de l’entreprise, pour mettre le projet à exécution, n’ont pas abouti. Résultat : elle a été placée sous administration judiciaire. C’est ainsi que la GCNH a repris le projet pour tenter de le relancer, mais en vain. Si certains promoteurs de projets IRS, tels que La Balise Marina et Matala Properties Ltd , ont dû modifier leurs offres afin de mieux répondre aux exigences du nouvel environnement économique, d’autres n’ont jamais pu démarrer les leurs. Et ce, pour des raisons financières ou des problèmes rencontrés auprès des autorités, en ce qui concerne l’aménagement des infrastructures, notamment l’eau, les routes menant aux sites, entre autres. Certains projets ont fait l’objet de contestations, alors que d’autres se sont avérés bien trop ambitieux pour que leur montage financier réussisse.
« Le projet avait été approuvé par le BOI en 2006. »
Source: L'Express du mercredi 5 septembre 2012 - Alain BARBE