
L’ENTREPRISE consolide sa présence à Ebène et poursuit ses investissements dans l’immobilier. Nexteracom Ltd compte se doter d’un quatrième immeuble dans la cybercité. La construction du bâtiment de quinze étages, au coût de Rs 800 millions, devrait commencer avant la fin de l’année pour se terminer au cours du premier trimestre 2014. Au rez-de-chaussée se trouveront un food court, un restaurant et une banque. Les étages supérieurs abriteront des bureaux de sociétés Business Process Outsourcing et du secteur des services financiers.
Une partie du bâtiment sera occupée par Natec Medical Ltd, qui est un des principaux partenaires pour sa construction. Environ 1 500 personnes y travailleront et quelque 350 parkings sont prévus. Les démarches pour l’obtention des permis sont en bonne voie et ne devraient pas tarder à aboutir.
La particularité du bâtiment ? Optimiser les économies d’énergie. « Ce sera un immeuble avec de grandes baies vitrées. On aura aussi beaucoup recours à la lumière LED », précise Michel Chan Sui Ko, le promoteur principal. Il ajoute que tout a été conçu pour faciliter une bonne circulation de l’air frais. « Nous allons offrir un service personnalisé aux clients, et c’est ce qui nous distingue » , fait- il valoir. Expert- comptable de formation, Michel Chan Sui Ko, s’est retiré comme partenaire du cabinet de consultants Ernst & Young au début de juillet pour se consacrer entièrement au développement immobilier. Le promoteur explique avoir décidé de commencer la construction du quatrième immeuble à Ebène maintenant « parce qu’il y a un choix au niveau des entrepreneurs, et cela permet d’avoir un coût de construction raisonnable » .
Evoquant la crise dans la zone euro, Michel Chan Sui Ko observe qu’il y a partout un ralentissement. Certaines sociétés ont différé les projets d’extension, ne voulant pas prendre des risques, avance-t-il « Il y a aussi les banques qui ne prêtent pas facilement malgré le fait qu’elles font des profi ts, et elles demandent des garanties collatérales. C’est le problème le plus important aujourd’hui à cause de la crise. » D’autre part, l’homme d’affaires est d’avis que les prix de location des espaces bureaux n’ont pas augmenté. Selon lui, ils se sont plutôt stabilisés tandis que les coûts de construction ne cessent, eux, d’augmenter. Mais, optimiste, il pense que la situation économique mondiale devrait finir par connaître une amélioration. « Nous nous préparons pour l’après- crise. Après une crise, il y a toujours une reprise. Toute l’économie mondiale est interdépendante » , assure- t- il. Et d’ajouter que la fin éventuelle de la crise générera une expansion des activités économiques et commerciales.
En 2008, alors que la crise sévissait, Michel Chan Sui Ko a choisi de construire trois tours à Ebène en raison des costs- benefi ts, des avantages économiques que la construction représentait. « Il a fallu bien du courage pour prendre cette décision. Plusieurs personnes m’avaient conseillé de ne pas le faire. Mais, avoir des locataires dans un immeuble alors que les bruits de marteaux- piqueurs résonnent sur les chantiers des deux autres tours les aurait certainement fait fuir » , fait- il ressortir. De plus, malgré la crise, la taille du projet des trois tours Nexteracom a été maintenue, avec toutes les aménités prévues : clinique, spa, gym, salon de coiffure, boutique de produits bio, magasins prêt-à-porter et restaurants. Les trois tours ont nécessité des investissements de l’ordre de Rs 1,3 milliard. Elles affichent actuellement un taux d’occupation de 80 %. Parmi les résidents, l’on note des sociétés étrangères, dont Accenture et Huawei Technologies ( Mauritius) Co Ltd . Environ 3 000 personnes travaillent dans ces bâtiments.
Michel Chan Sui Ko est aussi un des principaux promoteurs de quatre immeubles à Port- Louis, le C. S. K Building , Victoria House , Celicourt Building et Newton Tower. Et, il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « La crise ne m’a jamais découragé. Je suis un un passionné du bâtiment, un passionné de la construction. C’est ce qui me motive.Pendant les deux ans que la construction des trois immeubles Nexteracom a duré, j’étais chaque week-end sur le chantier. J’ai encore d’autres projets de développement immobilier dans les régions avoisinantes d’Ebène », conclut- il. « Nous nous préparons pour l’après-crise. Il y a toujours une reprise. »
Source : L'Express du mercredi 12 septembre 2012 - Alain BARBE