
Medine Limited (ML) accroît ses investissements dans le foncier. Quelque 347 lots de terrains seront mis en vente à Flic-en-Flac à partir du 1er septembre. Cela, pour des besoins résidentiels.
Le Ruisseau Palmyre, morcellement résidentiel situé non loin des Résidences Saint-Jacques, à l’entrée de Flic-en-Flac, couvrira ainsi une superficie de 26 hectares. Il s’implantera non loin du centre commercial Cascavelle Shopping Mall, que Medine Limited se propose également de construire dans la région. Les lots des terrains sont d’une moyenne de 145 toises.
«Les prix sont en train d’être finalisés. Nous avons aussi mis en vente quelque 400 lots de terrains résidentiels dans la région de Coromandel pour le Chapman’s View et il ne reste que quelques lots à prendre», indique Stéphane Poupinel de Valence, Marketing and Sales Manager de Medine Property. Et d’ajouter : «Ces morcellements résidentiels s’inscrivent dans le cadre de l’application du Master Plan de Medine Ltd. Notre objectif est d’optimiser les potentialités des terres, car elles sont géographiquement bien situées, et qu’elles sont très proches des régions urbaines. Il y a une cohérence dans nos projets de développement.»
Selon Sanjay Seewraj, responsable des ventes et du marketing à Soproges Ltd, «le moment est propice pour investir dans l’immobilier. C’est un bon placement». Et de préciser : «Il faut investir maintenant. C’est maintenant ou jamais.»
Bernard Desvaux de Marigny, directeur de Sagiterre Ltd, souligne ainsi que des terres anciennement sous culture de canne et laissées à l’abandon pourront désormais abriter d’autres développements.
Le Sugar Investment Trust (SIT) planche actuellement sur son prochain projet de morcellement résidentiel, qui verra le jour à Côte-d’Or. En effet, tous les lots des quatre morcellements résidentiels, à Wooton, Union Vale, Union Park et Rose-Belle, ont été vendus.
Ce cinquième projet s’étendra sur une superfi cie de 273 arpents. Le SIT espère soumettre le dossier à l’Environment Impact Assessment puis au Morcellement Board d’ici un à deux mois. «Il y a une grande attente pour Côte-d’Or», fait-on remarquer au SIT.
Ces cinq dernières années, le nombre d’applications pour les permis de morcellements résidentiels est resté plus ou moins stable. En 2005, le nombre de permis approuvés par le Morcellement Board était de 316. Ce chiffre est passé à 438 en 2006. Pour 2007, 2008 et 2009, le nombre de permis approuvés a été respectivement de 428, 367 et 371. Environ 10 % de ces morcellements sont agricoles.
L’Employees Real Estate Investment Fund (EREIT) se propose de son côté d’investir dans des morcellements résidentiels et commerciaux à Haute-Rive, Rivière-du-Rempart, sur une superficie de 37 arpents. Quelque 200 à 250 lots seront très probablement mis en vente. Des appels d’offres ont été lancés pour l’aménagement des infrastructures au début de ce mois. «Une fois l’évaluation des offres terminées, l’allocation du contrat pour ces travaux devrait suivre», estime-ton dans les milieux de l’EREIT. L’EREIT, lancé en 2005 avec Rs 350 millions puisées de l’Employees Welfare Fund, a acheté 500 arpents de terre de la State Land Development Co. Ltd en 2005 pour des besoins de développement résidentiel, entre autres.
Toutefois, même si plusiseurs projets de développement résidentiels sont en cours, des promoteurs estiment que la situation économique internationale et son impact sur l’économie mauricienne a induit un ralentissement dans l’immobilier et le foncier. «Les Mauriciens sont très prudents dans leurs dépenses.»
Par Alain Barbé L'Express du Samedi 28 Aout 2010