Le Board of Investment ( BOI) compte attirer plus de Rs 10 milliards sous forme d’investissements directs étrangers ( FDI) en 2010, af- fi rme son directeur général, Prakash Maunthrooa, dans son bulletin d’entreprise, en date du 30 juillet. Pour atteindre cet objectif, il prône une révision des stratégies, tant en termes de sources d’investissements et de secteurs. En 2009, ces investissements se sont élevés à Rs 8,7 milliards.
« En dépit de l’environnement global fragile, le BOI envisage d’atteindre à nouveau la barre des Rs 10 milliards d’investissements d’ici fin 2010. Pour y parvenir, nous devrons réaligner nos stratégies et priorités. Nous poursuivrons nos initiatives dans les sources traditionnelles européennes mais nous intensifierons nos efforts en Inde et sur les marchés émergents tels que la Russie et l’Asie », affirme le nouveau patron de l’organisme. Dans le même ordre d’idées, il affi rme que le BOI accordera une attention particuliére aux secteurs manufacturiers, d’ingénierie légére et l’agriculture. Tout en consolidant des piliers de l’économie tels que la technologie de l’information et de la communication et les services financiers, l’accent sera mis sur les sciences, la santé et l’éducation.
Ces projections du BOI sont dans le domaine du possible, à la lumiére des données pour les cinq premiers mois de l’année. En effet, de janvier à mai 2010, le pays a attiré des investissements de Rs 5,8 milliards, soit 66 % de la somme totale de 2009. Quelque 25 % de ces fonds étrangers sont concentrés dans le secteur de l’immobilier, suivi de prés par la restauration et la construction, qui totalisent Rs 1,4 milliard. L’Europe reste la premiére source de capitaux, affirme le BOI, au chapitre « Trends & Highlights 2010 ».
Pour son premier message aux investisseurs, Prakash Maunthrooa affi rme que « c’est le bon moment d’investir à Maurice ». A cet effet, il cite le fonds Maurice Île Durable, qui dispose d’un cadre pour les projets à faible émission de carbone. Le pays est idéalement positionné en tant que passerelle vers l’Afrique, en particulier dans le secteur des services, dans l’axe entre l’Asie et le continent.
Le directeur général, citant le World Investment Report 2010 des Nations unies, affi rme que le mouvement de capitaux étrangers sera en croissance pour les deux prochaines années. « Pour la premiére fois depuis 2002, l’Afrique a enregistré une chute dans le volume de FDI, atteignant 59 milliards de dollars en 2009. Ce flux sera en hausse en 2010 avec la hausse des prix des commodités, la demande pour des ressources primaires et le secteur des services, le moins affecté, qui poursuit sa croissance », explique-t-il.
Kamlesh BHUCKORY
l'express du mardi 03 août 2010