«Le Mall of Mauritius proposera une expérience unique en matière de shopping» _

Le «Mall of Mauritius» est finalement en chantier. Pourriez-vous faire le point sur ce projet ? _ Ebène City est une ville satellite qui couvrira une superficie de 100 arpents, et qui nécessitera, à terme, des investissements de l’ordre Rs 20 milliards. Elle comprendra un centre commercial, trois hôtels,2 200 appartements, des espaces bureaux, et toutes les aménités pratiques, telles que des stations-service, des centres médicaux, une gare d’autobus, un espace vert, des esplanades et des garderies, entre autres. La pierre angulaire du projet est le complexe commercial – le Mall ofMauritius – d’une superficie de 53 000 mètres carrés, auquel sera annexé un hôtel géré par Marriotts. Le public mauricien pourra vivre une expérience unique en matière de shopping, grâce aux 170 boutiques, aux 2 500 aires de parking, un hypermarché – Shoprite Checkers –, d’une superficie de 45 000 pieds carrés, aux six salles de cinéma gérées par Ster Kiniko et un partenaire indien, sans oublier les grandes enseignes, certaines nouvelles et d’autres déjà connues qui s’y installeront. D’ailleurs, la première phase, qui porte sur la construction du centre commercial, a démarré ce mois-ci. Le contrat a été alloué à General Construction, et les coûts oscillent entre Rs 3,5 milliards et Rs 4,2 milliards. _ _ Vous faites allusion à une «expérience unique en matière de shopping». Dîtes-nous en plus… Je tiens d’abord à préciser que notre partenaire sud-africain, la firme Abacus Asset Management Limited, est présidée par Jaco Odendall, qui est une sommité reconnue en Afrique du Sud dans le domaine la construction et de la gestion de complexes commerciaux. C’est cette expérience qui sera transcrite dans le projet. L’on découvrira, et ce pour la première fois à Maurice, ce qu’est vraiment un grand centre commercial, tel qu’on en voit à l’étranger, et devant lequel l’on ne manque pas de s’extasier. Nous mettons donc l’accent sur la création d’un environnement de shopping où tous les membres de la famille pourront se retrouver. Les études démontrent que 75 % des visites effectuées dans les complexes commerciaux et les décisions d’achat sont à mettre à l’actif de la gente féminine. Et qui dit Madame, dit aussi enfants et conjoints. En tenant compte de ces comportements, le Mall of Mauritius à Ebène City comprendra non seulement des boutiques et un hypermarché, mais également des espaces dédiés aux enfants, à la restauration et la découverte gastronomique, des aires de loisirs et des salles de cinéma, le tout réunit sous un seul toit. Outre un bon tenant-mix, la gestion du Mall of Mauritius à Ebène City sera très rigoureuse en termes d’heures d’ouverture et de fermeture, et de la vente de produits spécifiques à une zone. _ _ Vos travaux de construction démarrent huit mois après l’annonce officielle du projet. Qu’est-ce qui a occasionné ce retard ? A proprement parler, il n’y pas eu de retard. Nous avons levé le voile sur ce projet le 18 août 2009. A pareille époque, nous avions tous nos permis de développement. Nous avions déjà payé les redevances à la municipalité de Quatre-Bornes, qui s’élevaient à Rs 5,7 millions. Mais nous avons rencontré de petits soucis. Des lignes électriques à haute tension du Central Electricity Board passaient surle site du complexe commercial. La Central Water Authority pompait des nappes phréatiques dans la même périphérie. Il a fallu attendre que tous ces travaux préliminaires soient terminés avant que d’ouvrir le chantier. Pour un projet d’une telle envergure, nous devions régler tous les «petits pépins», pour éviter de nous retrouver, par la suite, avec de gros ennuis. _ _ Votre démarrage tardif a quand même profité à votre concurrent direct, le «Bagatelle Mall of Mauritius». Qu’en pensez-vous ? _ Je suis pour une compétition saine. Chaque projet a son identité propre, et les promoteurs mettront tous les atouts de leur côté pour attirer une plus grande clientèle. Cela dit, Mall of Mauritius à Ebène City est desservi par un excellent réseau routier – présent et à venir avec l’axe Terre-Rouge-Verdun. Grâce à cette situation stratégique, nous pourrons capter la clientèle des Plaines-Wilhems et de la nouvelle ville à Highlands. Je tiens à rappeler qu’Ebène City se présente comme l’extension de la cybercité. Nous constatons, dans cette région, une saturation future en termes de bâtiments. Ensuite, ils font face à un sérieux problème de parking. Les espaces résidentiels sont rares. Après les heures ouvrables, il n’y a pas beaucoup d’activités. Ebène City se propose de combler cette lacune, en offrant des espaces verts, des bureaux qui bénéficieront d’une connexion internet à haut débit et des complexes résidentiels, qui viendront dans la deuxième phase. Il suffira par ailleurs de traverser l’autoroute pour y accéder. Il y a une saturation de centres commerciaux dans l’axe Réduit-Phoenix. _ _ Comment croyez-vous, survivre d’abord, et vous démarquer ensuite, des autres centres commerciaux ? Avant de démarrer ce projet, nous avons commandé des études très détaillées, allant d’une analyse de la population jusqu’au nombre de véhicules traversant cette partie du pays. Les indicateurs révèlent qu’un complexe commercial tel que nous le proposons a sa raison d’être et sera viable dans le long terme. _ _ Valeur du jour, quel est le montage financier de votre projet ? Le financement est scindé entre les fonds propres venant des promoteurs et le consortium bancaire mené par la Standard Bank (Mauritius).
Propos recueillis par Kamlesh BHUCKORY L'Express du Mercredi 05 Mai 2010